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Graines d'anarchie...

La misère est une violence qui conduit à la violence... Et la misère qui grandit fait se rapprocher la violence...

La misère est une violence qui conduit à la violence... Et la misère qui grandit fait se rapprocher la violence...

Et si la distance n’était qu’un prétexte à l’éloignement ?

Ces mots écrits par moi il y a 8 ans déjà prennent aujourd’hui tout leur sens. Pourtant, je les destinais essentiellement à l’insertion par l’activité et aux notions pour moi très abstraites (voir ubuesque dans 80% des cas) «d’éloignements de l’emploi»...

Aujourd’hui, ces mots que j’avais contraint et réduit à ce seul cadre m’explosent à la conscience aussi fortement et aussi certainement que la violence qui a pourtant toujours fait entendre sa voix, reçois aujourd’hui beaucoup plus d’échos.

Oui, la distance que l’on mettait, que l’on prenait de manière totalement abstraite avec la violence. Ne l’a jamais éloigné réellement. Nous refusions de la voir ? Nous refusions d’y succomber ? Nous refusions même de simplement la nommer...

Nous lui préférions le vocable «d’insécurité» puisqu’il induisait qu’il ne s’agissait là que d’un sentiment généré par des situations que d’autres vivaient, loin, si loin, en banlieue, de l’autre coté du périf... 

Mais là, on ne comprend pas pourquoi ? On la sent proche, si proche, presque palpable.

Je vais vous rassurer peut être ? Ou vous pétrifier sans doute ? 

Non, la violence ne s’avance pas vers vous. C’est vous qui allez vers elle... Ou plutôt, c’est votre lente descente vers la précarité qui vous conduit à la sentir, à le ressentir de plus en plus proche...

Elle est là, elle vous guète et chaque article de presse, chaque 20h sur TF1 vous confirme votre sentiment.

Chaque jour qui passe vous conforte dans vos angoisses, il les nourrit, il les abreuve...

Vous aimeriez qu’on vous protège, qu’on vous rassure... Mais «on» n’est autre que le responsable de tous vos maux. En conséquence, «on» ne vous aidera pas, il a bien d’autres intérêts bien plus important que vos petites misères... 

Et puis en plus, pourquoi le ferait t’il ? Vous qui n’avez même pas la reconnaissance du ventre. Vous qui nourrissez le culte du «tout pour ma gueule», du «c’est pas moi, c’est les autres», du «après moi le déluge»... 

Vous ne vouliez pas partager la richesse ?

Ben, vous partagerez la misère. Il y en a autant que de la richesse, ne vous inquiétez pas, il y en aura pour tout le monde... 

J’entend d’ici les plus futés «quel rapport avec la violence ?»... 

Ma réponse est «tous» ? 

La bastille n’est pas tombée pour un idéal et en enfilant des perles... Elle est tombée pour un bout de pain et dans un «trop» plein de violence...    

 

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