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Graines d'anarchie...

La suppression des contrats aidés…

La suppression des contrats aidés…

Je ne vais pas là vous faire une énième analyse vu que sur le sujet les médias vous abreuvent déjà de leurs hordes de spécialistes en tous genres.
C’est vrai que sur le sujet de la misère ils sont légion ceux qui savent et qui connaissent.

Je vais volontairement prendre un autre angle et vous proposer un autre regard.

Oui, cette décision va mettre en lumière une toute autre dimension. Et cette dimension c’est la couille dans le potage qu’aucun des hyper spécialistes accrédités n’a pris en compte dans leur effort d’hyper spécialisation.

Première question : Pourquoi ont ils été créé ?
Pour aider les associations ?
Pour permettre aux plus démunies de retrouver une activité ?

Réponse : Ni l’un, ni l’autre.

Ils ont été créé à une époque ou « l’opinion » (le truc fabriqué par les médias) trouvait que c’était mal d’entretenir l’oisiveté des « bénéficiaires » des minimes sociaux. (Je vous l’ai fait avec les termes utilisés par ces mêmes médias).

Ils ont donc été créé pour faire taire la grogne naissante des inclus et non pour inclure des exclus.

De fait, la création de ces contrats a créé des opportunités de développement pour bon nombre de secteurs. Et c’est là que ça dérape puisque ces nouveaux contrats sont venu supplanter les contrats classiques qui auraient normalement du être utiliser pour développer ces secteurs.
En d’autres termes, ils ont permis l’émergence de sous salariés, sous employés.

Il aurait pourtant suffit de répondre à une règle toute simple : 

Si la création d’un service, d’une structure, d’un projet repose sur des contrats aidées et que sans eux elle n’aurait pas eu lieu, alors il/elle ne doit pas être créé(e).
Ex : les restos du choeur ne peuvent plus préparer les repas puisque les cuisiniers sont en contrats aidés.

Comprenons nous bien, je ne dis pas que c’est mal que les Restos du choeur préparent des repas, je dis que ce n’est pas normal que cela repose sur des contrats aidés.

Il ne s’agit là que d’un exemple au milieu d’une myriade d’exemples.

Aujourd’hui la France dispose de toute une économie parallèle qui repose sur ces contrats. On lui a même donné un nom « l’économie solidaire ».
Et pour la plus grande partie des structures d’insertion qui s’y crée, j’ai envie de dire « solidaire mon cul ».

L’IAE (l’insertion par l’activité économique) est un secteur ou j’ai beaucoup trainé mes guêtres. Je la connais bien, très bien même et si je pense que la suppression sèche des contrats aidés est une connerie monumentale que le gouvernement payera au centuple puisque ces contrats sont aussi de très forts garants de la paix sociale.  

De cette paix le régime va en avoir besoin s’il ne veut pas finir à l'échafaud. Mais bon, comme on ne fait pas boire un âne qui n’a pas soif on ne fait pas non plus entendre raison aux chantres de la déraison qui régissent aux destinés du pays.

Donc, si je pense que la suppression sèche des contrats aidés est une connerie monumentale, je pense aussi que cette suppression va mettre en lumière le gigantesque business qui c’est construit ces 30 dernières années sur la misère. 

#grèvegénéraleillimitée

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