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Graines d'anarchie...

C'était le 29 juillet 1792...

C'était le 29 juillet 1792...

« La source de tous nos maux, c’est l’indépendance absolue où les représentants se sont mis eux-mêmes à l’égard de la nation sans l’avoir consultée.

Ils ont reconnu la souveraineté de la nation, et ils l’ont anéantie.

Ils n’étaient de leur aveu même que les mandataires du peuple, et ils se sont faits souverains, c’est-à-dire despotes, car le despotisme n’est autre chose que l’usurpation du pouvoir souverain.

Quels que soient les noms des fonctionnaires publics et les formes extérieures du gouvernement, dans tout État où le souverain ne conserve aucun moyen de réprimer l’abus que ses délégués font de sa puissance et d’arrêter leurs attentats contre la constitution de l’État, la nation est esclave, puisqu’elle est abandonnée absolument à la merci de ceux qui exercent l’autorité.

Et comme il est dans la nature des choses que les hommes préfèrent leur intérêt personnel à l’intérêt public lorsqu’ils peuvent le faire impunément, il s’ensuit que le peuple est opprimé toutes les fois que ses mandataires sont absolument indépendants de lui.

Si la nation n’a point encore recueilli les fruits de la révolution, si des intrigants ont remplacé d’autres intrigants, si une tyrannie légale semble avoir succédé à l’ancien despotisme, n’en cherchez point ailleurs la cause que dans le privilège que se sont arrogés les mandataires du peuple de se jouer impunément des droits de ceux qu’ils ont caressés bassement pendant les élections. »

Ces mots sont signés Maximilien de Robespierre. 

Ne venez plus jamais me dire que nous ne savions pas. Entre la déclaration de Sieyes sur le régime représentatif qui n'est pas une démocratie le 7 septembre 1789 : 

« Les citoyens qui se nomment des représentants renoncent et doivent renoncer à faire eux-mêmes la loi ; ils n’ont pas de volonté particulière à imposer. S’ils dictaient des volontés, la France ne serait plus cet État représentatif ; ce serait un État démocratique. Le peuple, je le répète, dans un pays qui n’est pas une démocratie (et la France ne saurait l’être), le peuple ne peut parler, ne peut agir que par ses représentants. » 

Avec ceux de Robespierre 29 juillet 1792. Ne venez plus jamais me dire que nous ne savions pas. Les choses ont toujours été très clair, limpide même.
Que nos aïeux n'aient pas eu l'éducation et le bagage pour comprendre l'entourloupe est un fait indéniable. Mais nous, franchement nous. Nous n'avons aucune excuse et aucune circonstance atténuante.
Les pires c'est ceux qui se planquent derrière les "il faut voter par respect pour la mémoire de ceux qui sont mort pour avoir le droit de voter...".
Putain mais voter dans ces conditions c'est ça qui est leur faire insulte.
Chaque bulletin (même les blancs) est une insulte à leur mémoire. Pensez y la prochaine fois que vous irez vous soumettre par les urnes, que se faisant vous crachez à la gueule de ceux qui sont mort pour que vous ne viviez plus soumis.

Allez, une petite dernière pour la route. Elle est de Voltaire celle là. Vous savez le philosophe le plus connu du siècle des lumières... Le moins qu'on puisse dire c'est que si pour lui il y avait beaucoup de lumière dans sa tête, il n'y avait pas trop de trucs utile et en faveur du peuple  : 

« Un pays bien organisé est celui où le petit nombre fait travailler le grand nombre, est nourri par lui, et le gouverne. »   

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