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Graines d'anarchie...

La peur du vide…Ou… Comment « imposer » le choix de la peste contre le choléra…

La peur du vide…Ou… Comment « imposer » le choix de la peste contre le choléra…

Le vide vous fait peur ? C’est normal, qui n’aurait pas peur de voir l’abime se rapprocher à grands pas de lui sans le craindre ? Personne. 

Faut il pour autant le nier ? Cela sert t’il à quelque chose de nier l’inéluctable ? D’en refuser la réalité ? Ou plus simplement de se mentir à soit même comme si grâce à ce mensonge que l’on se fait à soit même l’inéluctable permettrait d’être évité.

Pourtant c’est clair, limpide même. L’élection de Trump a fait passer l’élection de M. Le Pen d’hypothèse peu souhaitable à forte probabilité…

C’est con, non ? Mais vous allez voir que c’est encore plus con que ça. La seule alternative envisagée (et nous en somme à 5 mois du scrutin) c’est déjà d’envisager les alliances nécessaires au second tour pour faire barrage au FN. Le fameux et très fumeux coup du front républicain.

A aucun moment le questionnement sur le comment, du pourquoi, du parce que de l’élection de Trump est envisagée et analysé. Pourtant, Trump est élu malgré un rejet massif du système. Et oui, une abstention à 45% c’est un rejet massif. Presque 1 américain sur 2 décident en conscience et à cause de leurs conditions de vies, non pas de rejeter tel candidat ou tel autre. Ils décident de rejeter tout en bloc. 

Seulement voilà, le système se protège et l’abstention il ne la compte pas, pas plus qu’il n’en tiens compte.
Pourtant c’est grâce à ce déni, à cette négation de l’expression d’un américain sur deux que Trump est élu. Dans une vraie société digne, juste, égalitaire il y aurait un garde fou pour éviter ça. Le système intégrerait l’abstention pour ce qu’elle est (un rejet) et il stopperait la machine pour mettre les choses à plats, pour tirer les leçons d’une telle Bérézina, pour y puiser les enseignement et les modifications à apporter.

A ce stade, je me dois de dire, mais quel orgueil ! Quel toupet ! Quel suffisance !!
Les régimes représentatifs sont des régimes si parfaits qu’ils ont rendus constitutionnellement impossible tout rejet de leur impéritie. Toute remise en question de leurs fonctionnement.

Balaise non ? 

J’en arrive enfin à la peur du vide. 

Devant la peur du vide la question que tous devraient se poser n’est pas qui remplacera Pierre, Paul ou Jacques et au profit de qui ?
L’unique question censée (donc légitime) est : Comment est t’il possible que ce système impose de choisir entre la peste et choléra alors que tous savent pertinemment qu’ils ont à faire à la peste et au choléra ?
Oui, comment ce fait t’il que le peuple, soit disant seul souverain, n’ait aucun moyen, aucun recours, aucun outil, aucune solution annexe que d’attendre d’être mis au pied du mur pour devoir réagir pour « palier » au pire et non agir en amont, alors qu’il sait et que le fait de savoir lui ouvre la possibilité de bouger les lignes. Donc de changer les règles pour que le pire n’advienne pas, pour que le pire n’advienne plus ? 

C’est une vraie question et j’ose même dire que c’est la seule question qui mérite d’être posée.

Non contant de nous priver de notre pouvoir de citoyen (un électeur n’est pas un citoyen puisqu’il sous traite ce pouvoir à ses représentants), le régime représentatif a aussi (en 220 ans) eu le temps de supprimer et de verrouiller tous les outils et les moyens qui pourraient lui nuire.

Ne pas comprendre ça, c’est être dans le déni, dans le mensonge que l’on se fait à soit même.
Refuser ça, c’est être caution de ce régime anti-démocratique et totalement injuste.
Cautionner, participer à ça (continuer à élire), c’est y collaborer.

Je n’écris pas pour juger, j’écris pour faire comprendre, pour comprendre et pour jauger.
Plus le temps passe et plus ma jauge est précise. Aujourd’hui elle me dit que le basculement se fera, qu’il se fera dans l’ultra violence (le déni de l’expression majoritaire dure depuis trop longtemps pour qu’il en soit autrement). Même si j’aimerai qu’il en soit autrement), surtout si le peuple attend l’échéance des élections de 2017.

Tous se rappellent sans aucun doute du dernier slogan qui a marqué les esprits. Ce slogan c’est « le changement c’est maintenant ! ».
Mais maintenant c’est pas à une date prévue ou à une date dédiée. Maintenant c’est juste maintenant, là, tout de suite… 

La peur du vide…Ou… Comment « imposer » le choix de la peste contre le choléra…

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