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Graines d'anarchie...

Abstention = Boycott… Déni d'abstention = déni d'expression...

Abstention = Boycott… Déni d'abstention = déni d'expression...

Et si on appelait un chat un chat ?

Il est l’usage de dire des abstentionnistes qu’ils se foutent de tout, que la politique ne les intéresse pas et que c’est pour cette raison qu’ils ne participent pas ou plus à l’élection.
Il est aussi l’usage de les cataloguer irresponsables, inconscient, dénué de sens civique et citoyen. 

En revanche, il est beaucoup moins l’usage de considérer les raisons et les causes de leur « désintérêt ». Oui, pourquoi s’emmerder à comprendre et à expliquer un truc quand ce truc permet autant de manipulations et d’interprétations. 

Ben pour une fois on va prendre le temps de le faire. On va se poser les bonnes questions ce qui nous permettra de trouver les bonnes réponses.

La première de ces questions est surement pourquoi et comment se fait t’il que des gens puissent considérer que la politique ne les intéresse pas ?

La politique c’est pourtant  la gestion de la cité, de la communauté. l’organisation et l’équilibre du pouvoir, des pouvoirs. Oui, comment peut on ne pas être intéressé concerné par un truc qui concerne et impact tout le monde ?

Peut être que la réponse est dans la question ? C’est peut être simplement parce que la politique telle qu’elle est régit par les règles de ce système n’impact pas et ne concerne pas tout le monde ?
Oui, c’est peut être ça la réponse ? Pourquoi s’intéresser à un truc qui ne profite qu’à un tout petit nombre ?   

De fait l’abstentionniste passe du rang de mauvais élève au rang d’élève qui comprend vite. Et aujourd’hui d’élève qui comprend plus vite que la moyenne puisque l’abstention est devenu majoritaire. 

A t’il tord ? Vous savez bien que non . 

A t’il raison ? Vous vous encombreriez vous d’un truc que vous savez inutile ?
Bon, si vous êtes électeur ma dernière question est une mauvaise question puisque oui, vous vous encombrez encore d’un truc que vous savez pourtant et très certainement inutile. 

Pour autant, peut on toujours parler de désintérêt, de je m’en foutisme ou doit on parler de lucidité, de conscience ?

C’est ballot, mais j’ai l’impression que vous commencez à lever le voile sur cet interdit que vous vous étiez fixé. Oui, l’abstentionniste fait le choix d’ignorer un outil qui ne lui sert à rien. 

C’est pour cette raison qu’il ne s’en sert pas et c’est pour cette raison qu’il est faux de parler d’abstention parce qu’il ne se contante pas de ne pas se sentir concerné. Il sait en son fort intérieur qu’il n’est pas concerné. Que cet outil ne le sert pas lui, qu’il ne lui apporte rien.

Ce constat, avec cette nouvelle Europe que l’on a refusé en 2005 et qu’ils nous ont imposés en 2007 est encore plus flagrant, encore plus criant. 

Cela fait un bail qu’il est entendu que c’est le fric, les marchés, les lobbies, les banquiers qui gouvernent le monde. Avec l’UE, ce fait est encore plus flagrant et encore plus criant.
Les élus qui sont le pur produit de l’élection, les portes flingues de leurs donneurs d’ordres, les portes paroles des lobbies, les VRP de luxe des banquiers, des patrons du CAC 40. Ces élus sont passé du mode inutile au mode totalement inutile et nuisible.  

Ce constat explique à lui seul la progression de l’abstention (à ce stade de mon propos, j’ai envie de parler de rejet, parce que s’en est un.). Ben oui, vu que c’est plus visible, plus marqué. C’est mécaniquement plus vue, plus constaté, plus remarqué.

C’est cette amplification qui aujourd’hui me pousse à coucher ces mots sur ces quelques lignes.
Quand les gens avaient encore le sentiment qu’élire était utile on pouvait parler d’abstention et la glisser sous le tapis au moment des résultats pour permettre aux élus de revendiquer une légitimité « démocratique » vu qu’ils avaient fait 51% de l’expression.
Aujourd’hui l’abstention est devenu une expression, c’est même l’expression majoritaire, l’expression du rejet. On ne peu plus parler d’elle dans les mêmes termes et la glisser sous le tapis. 

Un rejet n’est plus une abstention passive. Un rejet est une abstention choisit, consciente, citoyenne. Un rejet est un boycott.

Ca y est, le mot est lâché. Oui, on ne peu pas dire, on ne peu plus dire d’une expression majoritaire qu’elle est le fruit d’un désintérêt. Simplement parce qu’il est impossible que 25 millions d’individus soient désintéressés le même jour sur le même sujet. 

Alors oui, appelons un chat un chat. L’abstention est belle et bien un boycott et en ça elle ne peut plus et ne doit plus être niée.

#BoycottElections.

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